HALTE A LA DISCRIMINATION D’AGE! HOMMAGE PLUTOT A LA VALEUR DE L’EXPERIENCE, GARANTIE DE LA STABILITE INSTITUTIONNELLE ET DE LA PRIMAUTE DE LA COMPETENCE SUR L’ETAT CIVIL
Les réseaux sociaux sont en feu ces derniers temps sur les élections à la Fédération congolaise de football association (FECOFA). On y déverse des posts à fusion, selon les humeurs et les engagements partisans pour tel ou tel autre candidat président. D’aucuns s’évertuent à penser que l’âge avancé serait un frein à la gestion du football congolais. Au contraire… Surtout pour quelqu’un ayant évolué, durant toute sa carrière de haut fonctionnaire international dans l’administration du football, de l’UEFA à la CAF en passant la FIFA. Une telle expérience n’est nullement un frein mais un atout à la gestion du football congolais comme on le démontre dans les lignes qui suivent…
Dès lors, il s’impose de faire un plaidoyer pour la sagesse que dégage une telle personnalité qui rassure par son bénévolat au service de la Fédération morale comme gage d’intégrité afin d’assurer la stabilité institutionnelle face aux tumultes que la Fédération a connue par le passé.
PLAIDOYER POUR LA SAGESSE
La gestion n’est pas une performance athlétique. – Le football se joue sur le terrain avec les jambes, mais il se dirige dans les bureaux avec l’esprit. Confondre l’âge de la retraite physique (65 ans) avec la fin de l’utilité intellectuelle est une erreur stratégique. Dans les instances internationales (FIFA, CAF), la longévité est souvent synonyme de « réseautage » et de « maîtrise des arcanes politiques », des atouts dont le football congolais a cruellement besoin pour peser sur l’échiquier mondial.
Le bénévolat comme gage d’intégrité. – Le fait que le candidat brigue un poste « rémunéré » à 66 ans est un signal fort : celui du sacrifice et de la passion. Un tel candidat, pour le cas d’espèce à la FECOFA, jouit réellement d’une indépendance financière. À cet âge-là, un dirigeant ayant réussi sa carrière cherche souvent à laisser un héritage (un « legacy ») plutôt qu’à s’enrichir.
En plus, cela constitue un véritable garde-fou de la protection contre la corruption, là où un « jeune loup » pourrait voir en la Fédération un tremplin social ou financier. Le « retraité », lui, y voit une mission de service public et laisser des traces indélébiles dans l’histoire du football congolais.
La stabilité institutionnelle face aux tumultes du passé
Le football congolais est souvent marqué par des crises de gouvernance et des décisions émotionnelles. On s’en est sorti voici quelques années et les premiers résultats sont là.
LA JEUNESSE EST LA FLAMME DU RENOUVEAU, LA VIEILLESSE EST LA GARDIENNE DU FOYER
Un dirigeant de 66 ans apporte une tempérance et une distance critique que la fougue de la jeunesse ne possède toujours pas encore. Sa connaissance de l’histoire du sport local lui permet d’éviter les erreurs du passé, de naviguer à vue, au gré des vagues dans un domaine aussi passionnel.
En définitive, s’il faille conclure notre propos, il est de bon aloi de s’abstenir, par le bon sens et honnêteté intellectuelle, de dénigrer ou de s’en prendre à un candidat sous le seul prétexte qu’il a dépassé 65 ans d’âge. Cela est tout simplement une forme de discrimination (l’âgisme) qui prive le football congolais d’une boussole morale et technique.
Le poste étant non rémunéré, l’engagement de tout candidat, même âgé de 66 ans d’âge relève du « patriotisme pur », une denrée rare qui mérite d’être examinée pour le contenu de son programme plutôt que pour sa date de naissance.
AMOP_Agence Mongala Presse





