FUITE EN AVANT ET AVEU D’IMPUISSANCE DU MINISTRE DIDIER BUDIMBU NTUBUANGA PAR LA FERMETURE DU STADE TATA RAPHAEL
Depuis qu’il est aux affaires au Ministère des Sprts et loisirs, tout ce qui semble marcher pour Didier Budimbu Ntubuanga et qui n’a pas d’égal, c’est la bonne organisation des missions de l’équipe nationale de football, les Léopards. On aurait voulu qu’il excelle aussi dans les autres domaines de ses compétences à l’instar des installations et infrastructures sportives, véritable épine dans le pied du « Genie blanc » comme on aime bien l’appeler aussi par ses admirateurs. Il n’est pas justifié, du tout, qu’il soit ordonné la fermeture du stade Tata Raphael à la suite des actes de vandalisme, tout simplement.
En effet, par sa correspondance du vendredi 6 février 2026 , Didier Budimbu Ntubuanga a décidé de « la fermeture immédiate du stade Tata Raphaël à Kinshasa. Toutes les activités sportives y sont suspendues jusqu’à nouvel ordre » apparait aussi comme un aveu d’impuissance de l’autorité publique afin d’endiguer « ces multiples actes de vandalisme enregistrés lors de certains matchs récents, ayant entraîné des dégâts matériels importants et soulevé de sérieux problèmes de sécurité pour les sportifs, les officiels et le public ». Un cheveu dans la soupe des championnats qui s'(y déroulent.
Ce n’est ni plus ni moins qu’une fuite en avant de l’autorité sportive ministérielle qui a aussi l’obligation de réunir les conditions sécuritaires optiques pour les pratiques de l’éducation physique et sportives. S’il faille réunir les conditions sécuritaires, il n’est pas seulement question dep l’attitude du public mais aussi et surtout, la qualité des installations quant à ce. Didier Budimbu Ntubuanga dispose pour ce faire des collaborateurs dont l’expertise en la matière est avérée.
DES EXPERTISES AVEREES AU MINISTERE
Qu’il s’agisse de Dickson Yala ou de Me Emmanuel Kande Kalombo, le premier Conseiller au cabinet politique du ministre en matière des infrastructures et le deuxième, Expert CAF des stades, les deux peuvent bien résoudre les dispositifs sécuritaires qu’il faut pour sécuriser le stade Tata Raphaël en amont, de manière préventive. Notamment, en dotant ce temple mythique du football congolais d’un grillage de sécurité autour du terrain ainsi que des voies de drainage adaptées aux intempéries.
Tout cela fait partie des conditions de sécurité pour le public et les joueurs. Fermer le stade n’est donc pas la solution. Surtout quand le ministre conditionne la reprise des activités sportives par « la réalisation d’un état des lieux exhaustif des dégâts causés au stade, à la mise en place d’un dispositif de sécurisation renforcé et à un engagement formel pour la réparation des dommages occasionnés ». C’est tout simplement du plâtrage administratif et cela ne veut rien dire.
AVEU D’IMPUISSANCE DU GENIE BLANC
A côté de cette impuissance du ministre face aux infrastructures sportives, comme notée également pour le stade Lumumba de Kisangani où malgré les instructions du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, rien de concret n’a été réalisé voici plus d’une année, se dégage également une gestion désinvolte des autres disciplines sportives. Il est une évidence que le Mouvement olympique et sportif congolais ne semble pas non plus évoluer à son aise avec l’actuel patron des Sports et loisirs. Les affaires évoluent au gré des humeurs du tout-puissant conseiller en charge des sports d’élite dit-on. On y reviendra en temps opportun.
Dans l’entretemps, on est en plein dans un bivouac où le délabrement très avancé des infrastructures sportives à travers le pays est à l’ordre du jour en sus de la démission apparente de l’autorité publique qui esquive ses responsabilités publiques en se retranchant derrière des décisions impopulaires et anachroniques. Le ministre Didier Bundimbu Ntubuanga devrait s’assumer… Il est encore temps de se rattraper et reprendre les choses en mains. Seules les missions des Léopards ne font pas le ministère des Sports et loisirs.

